Je dois confesser que la propreté des eaux de Cologne m’ennuie, si souvent, qu’elles sont rares, si ce n’est absentes, de ma collection. Seule ‘Eau de gloire’, de Parfum d’Empire, qui n’est pas, au sens strict, une Cologne, me séduisait, précisément à cause de son ambiguïté. Je conservais, donc, cette attitude de défiance, presque par principe, jusqu’à recevoir, cette semaine, ‘Trèfle pur’ et ‘Bois blonds’, d’Atelier Cologne.
Le parti pris de cette maison est de se réapproprier les codes classiques et anciens des eaux de Cologne pour les inscrire dans ceux de la parfumerie contemporaine ; et, en feuilletant la plaquette de présentation, ma curiosité l’emporta sur mon appréhension.
Aussi, je profitai de la première soirée d’été pour découvrir, un peu impatient, ‘Trèfle pur’. Et cette élégante Cologne, qui, en conservant une fraîcheur hespéridée, se teinte des notes moins diaphanes du cardamome et du basilic, et des notes presque défraichies de patchouli, me charma, sincèrement. Cette rencontre, certes, ne fut pas la passion irraisonnée, qu’instille, à mes sens, la puissance des orientaux ou la décadence du jasmin. Cette rencontre fut, simplement, plaisante ; d’un plaisir simple, qu’il ne faut ni bouder, ni mésestimer.
Trèfle pur, Jérôme Epinette, Atelier Cologne, 2011.


